Lettre ouverte au Premier Ministre Joseph JOUTHE



Monsieur le Premier Ministre,


J'ai pris connaissance du train de mesures que vous avez prises dans votre communiqué 012 rendu public le 3 mars 2021. Tout en les approuvant j'aimerais vous faire les remarques suivantes :


1.- Le temps et la confiance


Le délai accordé aux citoyens devrait être d'une semaine au moins avec

* des spots de rappel

* un renforcement du dispositif préventif sur la voie public savoir:

a) Le verrouillage des avenues d'approche des espaces connus comme étant des sites de réception et de détention des kidnappés

b) le quadrillage effectif de l'espace territorial par la double structure invisible et visible de la sécurité publique

Ces mesures serviraient à rétablir la confiance rompue.


2.- Un problème technique


Le communiqué ne tient pas compte des véhicules aux privicy glasses. Vitres de manufacture.


3.- Autorités d'intervention


Seuls le ministère de la justice, le bureau du secrétaire d'État à la sécurité publique et la police devraient être chargés de l'application de la mesure. Étant entendu que


* le ministère de l'intérieur est essentiellement une structure POLITIQUE chargée de la gestion du territoire et n'a pas à intervenir sur la voie publique


* Le ministère de la défense chargé de l'armée n'a pas d'intervention sur la voie publique sauf en cas de requête motivée de l'exécutif. C'est un prescrit constitutionnel.


4.- Exemption et non exemption


Aucune exemption ne devrait être faite sauf les véhicules faisant partie des CONVOIS du Président de la République et du Premier Ministre.


* Les voitures des officiels doivent être déteintées. Elles évoluent dans la plus grande majorité des cas en dehors du contrôle de ces officiels


* Les véhicules des corps diplomatique et consulaire ne devraient être épargnées par la mesure sauf celles portant immatriculation de la République Dominicaine avec obligation de rabaisser les vitres en cas de contrôle policier. Avec, bien entendu, la restriction d'accès aux espaces intérieurs des dits véhicules.


5.- Identification des intervenants


Il est impératif que les policiers soient identifiables par leurs noms et étiquettes numérotées.


L'utilisation des cagoules doit être prohibée sur la voie publique.


6.- Accès au territoire national


En ce qui concerne les ports, il y a des insuffisances. Les patrouilles de la marine devraient contrôler les ports privés notamment de nombreux plages privées servant de lieux de débarquement de la drogue, des armes et des munitions.


En l'absence de moyens de patrouiller l'espace aérien, les casecs devraient être utilisés dans le contrôle des nombreuses petites pistes d'atterrissage de petits avions transportant drogue, armes et munitions.


7.- Contrôle financier et économique


Les organismes de contrôle financiers devraient agiliser des contrôles sur des investissements effrénés et brusques dans l'espace économique et financier.


Les circuits de la criminalité étant interconnectés, des mesures partielles ne peuvent garantir de vrais résultats.


8.- Ne pas oublier l'histoire ancienne


L'émoi présent ne doit nous faire oublier les modes opératoires des petits bandits de rue ni ceux circulant à motocyclettes


9.- Une simple question de moralité publique


En dernier lieu, je crois qu'il est important de ne pas oublier que la grande vague de teinte des véhicules est la conséquence d'un décret fixant à 10000 gourdes le droit imposé aux citoyens pour cette opération. Une disposition doit viser un dédommagement de ces citoyens.


Patriotiquement,


Himmler Rébu

Président du Grand Rassemblement pour l'Évolution d'Haïti


Port-au-Prince le 4 mars 2021



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