Les policiers de “Fantômes 509” ont semé la pagaille à Port-au-Prince ce lundi.

Mis à jour : 28 avr. 2020


En pleine période de crise sanitaire, le groupe des policiers revendicateurs baptisé “Fantôme 509” a, une énième fois, foulé le macadam pour faire passer leurs revendications.

Ils étaient plusieurs dans les rues obligeant des chauffeurs de véhicules privés et publics à emprunter des raccourcis pour échapper à leurs démonstrations. A chaque fois qu’ils sont dans les rues, c’est toujours la panique totale. Ils( Les policiers protestataires ) ont confisqué les clés des camions, mis en croix sur la chaussée pour entraver la circulation automobile. Un vrai calvaire pour certains usagers de la voie publique.

À Delmas, des agents de l’ordre ont dégainé leurs armes provoquant la panique. Par ailleurs, le siège social de l’Office national d’Assurance vieillesse (ONA) a été pris d’assaut, par des agents. Des employés traumatisés, sont partis dans toutes les directions tout en se bousculant pour essayer de quitter en vitesse certains services.

Les policiers de “Fantômes 509” exigent une augmentation salariale et plusieurs autres avantages

Nous exigeons 50 mille Gourdes comme salaire mensuel net et 25 mille Gourdes de frais. Sans la satisfaction de ces revendications, le mouvement sera intensifié. Les policiers ne disposent ni de crédits, ni d’assurance de santé, ni de privilèges sociaux’’, ont réagi plusieurs agents.

Des agents à bord de véhicules blindés ont tenté de mettre en échec le mouvement des ‘’Fantômes 509’’. Des échanges de tirs, des débordements de foule, des répliques armées entre frères d’armes ont semé la pagaille dans la zone.

Malgré le contexte actuel du pays qui fait face à cette crise sanitaire aiguë qu’est le Coronavirus, les ‘’Fantômes 509’’ n’en démordent pas, et menacent d’intensifier leur mouvement si les autorités ne réagissent pas à leurs demandes.

Zacharie JEAN MARIE

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