Le gouverneur démocrate de New York accusé de harcèlement sexuel par une ancienne collaboratrice.

Dans un communiqué rendu publique ce dimanche, le gouverneur démocrate de New York Andrew Cuomo s'est dit «vraiment désolé» après avoir été accusé de harcèlement sexuel par une deuxième ancienne collaboratrice: «Au travail, je pense que je joue, que je fais des blagues que je crois drôles. Parfois, je taquine les gens de façon que je pense bon enfant, en public comme en privé. Je comprends maintenant que mes interactions ont pu être insensibles ou trop personnelles et que certains commentaires, vu ma position, ont pu avoir chez certains des effets non intentionnés. Je me rends compte que certaines choses que j'ai dites ont été mal interprétées. Si certains ont eu cette impression, j'en suis vraiment désolé».


Ce sont les premières excuses présentées par le gouverneur démocrate – au pouvoir depuis 10 ans et l’un des gouverneurs les plus puissants des États-Unis – depuis les accusations de harcèlement détaillées mercredi 24 février par une de ses ex-conseillères, dans un blog. La conseillère, Lindsey Boylan, 36 ans, a affirmé que le gouverneur l’avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée, suggéré qu’elle joue avec lui au « strip poker » et « multiplié les efforts pour (lui) toucher le dos, les bras, les jambes », alors qu’elle travaillait pour son administration de 2015 à 2018.

Elle a démissionné en septembre 2018. «Une partie de moi ne se pardonnera jamais d'avoir été si longtemps une victime, d'avoir essayé d'ignorer ce que je savais tout du long. Le gouverneur a exploité mes faiblesses, mon désir de faire un bon travail et d'être respectée. On m'a fait croire que c'était le monde dont j'avais besoin pour survivre.» L'équipe d'Andrew Cuomo, déjà au coeur d'une colère vive parmi les démocrates et républicains après avoir admis avoir omis de déclarer des milliers de décès dus au Covid-19 dans les maisons de retraite de l'État, a nié les accusations de Lindsey Boylan.

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