La culture et les crises

Le secteur culturel haïtien continue à subir les assauts des différentes crises tant nationales que mondiales.


Déjà paralysé par l’éternelle crise socio-politique haïtienne et la situation sécuritaire dégradante du pays, ce secteur subit à présent les foudres du virus Covid-19. La pandémie fait rage et engendre des pertes économiques considérables dans plusieurs secteurs y compris celui de la culture. Beaucoup d’événements culturels ont été suspendus et sont annulés définitivement dans certains cas.

Les groupes musicaux compas sont les plus grandes victimes. Quand on sait que certains groupes musicaux ne gagnent pas beaucoup d’argents en vendant des albums, les tournées musicales sont le plus souvent leurs principales sources de revenus. Artistes solos, groupes musicaux, disc jockeys (djs) et autres sont au chômage. Le monde se focalise sur la pandémie.

Les rassemblements de masse sont interdits dans plusieurs pays pour éviter la propagation du virus. La santé passe avant tout en cette période de crise. La situation sécuritaire précaire du pays ne permet pas aux organisateurs locaux de programmer des bals, des concerts, des festivals etc...

Les grands axes routiers du pays ne sont pas trop recommandées ces temps-ci, certaines zones de la capitale haïtienne sont devenues des zones de non droit et sont occupées par des bandits armés. Les gangs rivaux s’affrontent et sèment la peur et aussi le deuil chez la population. Personne ne veut mettre en péril sa vie pour quelques heures de plaisir.

En attendant que des solutions concrètes soient trouvées pour faire face à tous ces problèmes, les artistes, les organisateurs événementiels et spectateurs se renfrognent.


Zacharie JEAN MARIE

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