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Coronavirus: le vice-président du Brésil Mourão nie tout «génocide» des indigènes



Alors que le Brésil déplore désormais 95 000 décès dus à la pandémie de Covid-19, le vice-président Hamilton Mourão rejette les accusations de génocide contre les Amérindiens durant la pandémie de coronavirus. Habitant dans des zones recluses où l’accès aux soins peut s’avérer difficile, ils ont été particulièrement exposés, avec plusieurs chefs ayant été hospitalisés.



Les 800 000 Amérindiens du Brésil sont particulièrement vulnérables au coronavirus, car ils n’ont peu, ou pas d’anticorps. Dès lors, toute épidémie peut causer des ravages. Selon l'Association des Peuples Indigènes du Brésil (APIB), 17 071 cas de contamination au coronavirus et 544 morts ont eu lieu, autochtones vivant en milieu urbain inclus.

L’armée, qui occupe les postes clés au ministère de la Santé, a été accusée d’être associée à un « génocide » par plusieurs associations. Le vice-président Hamilton Mourão, lui-même général, a rejeté cette thèse, en précisant que l’État avait le devoir de protéger les peuples autochtones.


« Notre Constitution doit être respectée. Cette histoire de génocide, c’est complètement absurde ! Le génocide, c’est ce qu’Hitler a fait avec les juifs, c’est ce qui s’est passé au Rwanda dans les années 1990. Ça n’a rien à voir avec de qui se passe au Brésil », tempère-t-il.



Le général Mourão assure que la situation des Amérindiens est meilleure que celle du reste de la population brésilienne, que ce soit en pourcentage de personnes contaminées ou en pourcentage de décès provoqués par le coronavirus.

La Cour suprême examine cette semaine comment le pays pourrait renforcer la protection des Amérindiens, pour éviter les décès du Covid-19.


Source:RFI

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