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50 000 personnes environ vivent encore dans les camps d’hébergement et sites de relocalisation.

Selon un rapport du RNDDH, Onze ans après le cataclysme du 12 janvier 2010, 50 000 personnes vivent encore dans les camps d’hébergement.


Le RNDDH dit avoir recensé 26 camps d’hébergement et sites de relocalisation dans les différentes zones touchées par ledit séisme. 24 se trouvent dans le département de l’Ouest notamment dans les communes de Carrefour, Delmas, Pétion-Ville, Port-au-Prince et Léogâne.

Les deux autres sont situés dans le département du Sud-Est notamment à Jacmel.

Le Réseau national de défense des droits humains informe à travers ce rapport avoir effectué une visite dans 21 camps d’hébergement. Selon les constats, le RNDDH a fait savoir « Conséquemment, la gestion communautaire de ces sites d’accueil est abandonnée au profit de l’organisation individuelle de la vie, par les chefs de famille qui tentent, comme ils le peuvent, de subvenir aux besoins de leurs progénitures et proches »


Près de 72% des sites visités par le RNDDH, les abris sont en très mauvais état. Du nombre , 24% sont sont plus ou moins améliorés et seulement 4% sont en bon état. Absence de latrines, dans la majorité des cas, soit 72%, ils doivent utiliser des sachets pour faire leurs besoins ou se soulager en plein air.


Il n’y a presque pas de présence policière à proximité des camps, les personnes vivant dans ces communautés font face à des actes de violence: « Elle est caractérisée par des actes de violence et des pressions pour porter certaines communautés à abandonner les espaces occupés, par des attaques armées perpétrées par des bandits armés vivant dans les sites concernés, par l’invasion de ces sites par des bandits armés en provenance d’autres zones ».


Seulement 19% des sites sont alimentés en eau potable par la Direction Nationale d’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), les résidents de 77% des sites sont obligés d’acheter un sceau d'eau à des prix variés entre 5 et 10 gourdes.


le RNDDH invite la population en général et les camps d’hébergement et sites de relocalisation en particulier à s’organiser pour exiger le respect de leurs droits à la sécurité, à la dignité, à l’assistance et à la protection sociale de l’État haïtien.

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